Secteurs cibles

Nous donnons la priorité à trois secteurs tertiaires spécifiques : l’aide, la santé, et l’enseignement supérieur. S’ils sont responsables d’une part croissante des émissions de gaz à effet de serre, ils ont également le potentiel d’initier un effet domino dans la société.

Pourquoi prioriser sur ces secteurs ?

Un potentiel d’amplification très élevé


Ces secteurs présentent un fort potentiel d’amplification pour la confiance qu’ils inspirent, leur portée locale, nationale, et internationale, ainsi que leur connectivité. En dispensant soins, protection et connaissances, ils préparent les générations futures. Classés parmi les cinq secteurs qui inspirent le plus confiance dans la société, et souvent considérés comme des modèles d’intégrité, leur leadership en matière d’action climatique est susceptible de susciter l’émulation des autres secteurs et de la société tout entière.

 

Chacun de ces secteurs contribue de manière significative aux émissions de GES 


À l’échelle mondiale, le secteur des soins de santé génère 4,4 % des GES. S’il s’agissait d’un pays, il serait le cinquième plus grand émetteur au monde. 70 % de ses émissions sont imputables aux chaînes d’approvisionnement, qui sont également une source majeure d’émissions pour les organisations humanitaires, qui envoient des biens de première nécessité dans le monde entier. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, la consommation d’énergie et les déplacements sont les principales sources d’émissions. L’augmentation de la mobilité internationale des étudiants est devenue une source majeure de gaz à effet de serre, et contribue plus que les émissions annuelles de certains pays.

 

Les solutions sont facilement réplicables, moyennant des adaptations, entre ces trois secteurs.


L’aide, la santé et l’enseignement supérieur sont les fers de lance de grandes organisations d’intérêt public. Le secteur tertiaire joue un rôle important dans les économies du monde entier (75% en France) et est responsable d’une part croissante des émissions directes et indirectes, en particulier dues aux activités de transports, chaînes d’approvisionnement et grande distribution, de chauffage ou de climatisation des bâtiments, du numérique, et de la gestion des déchets. Ce sont autant de leviers d’action climatique essentiels pour freiner les émissions, surtout si l’on agit du côté de la demande. Capitalisant sur la base des similitudes entre ces trois secteurs, Climate Action Accelerator active les mêmes leviers fondamentaux pour réduire leur empreinte carbone, grâce à une fertilisation intersectorielle, des synergies, et des économies d’échelle. 

Le secteur de l'aide

Classés parmi les cinq secteurs les plus fiables de la société, et souvent considérés comme des modèles d’intégrité, leur leadership en matière d’action climatique est le plus susceptible de susciter l’émulation des autres et de la société tout entière. 

© Bill Wegener/Unsplash.

Les organisations humanitaires et leurs raisons d’agir


  • Responsabilité de répondre

    Les organisations humanitaires ont la responsabilité de répondre aux besoins d’assistance et d’adaptation des communautés vulnérables qui sont, et seront, exacerbés par la crise écologique. 

  • Obligation éthique

    Elles ont aussi une obligation éthique envers les bénéficiaires de ne pas nuire à leur bien-être ni à leur santé : les pratiques organisationnelles ne doivent pas dégrader davantage lenvironnement des populations concernées. 

  • Devoir social et générationnel

    De plus, elles ont une responsabilité sociale – universellement partagée – envers les générations actuelles et futures de ne pas aggraver le réchauffement à l’échelle mondiale. Sans oublier que les émissions de GES qui s’accumulent dans l’atmosphère sur une très longue période, affectent de manière disproportionnée les communautés vulnérables dans les régions où opèrent les organisations humanitaires. 

  • Financement durable à impact positif

    Enfin, agir de manière décisive sur le front du climat et de l’environnement permettra aux acteurs humanitaires de répondre aux attentes croissantes des donateurs, de mobiliser des fonds pour des projets liés aux thèmes climatiques/environnementaux, et de mieux accéder à des financements à impact vert/durable pour soutenir les opérations humanitaires. 

Le secteur humanitaire a un potentiel d’amplification considérable. Non seulement les humanitaires peuvent avoir un impact sur leur propre empreinte carbone et contribuer ainsi à la réduction des émissions, mais en plus leur rôle en tant que profession de confiance, et acteur économique dans leurs contextes d’opération, a le potentiel d’accélérer le basculement des sociétés dans la bonne direction pour atteindre l’objectif de l’Accord de Paris. Atteindre une masse critique d’organisations volontairement engagées dans de meilleures pratiques environnementales contribuera à inspirer à de nombreux pays des objectifs plus ambitieux. 

Le secteur de la santé

Au niveau mondial, le secteur de la santé représente 4,4 % des émissions totales – le cinquième émetteur mondial s’il s’agissait d’un pays – dont 70 % sont imputables aux chaînes d’approvisionnement. Les scientifiques et les responsables s’accordent à dire que le secteur de la santé peut et doit atteindre le « net zéro » d’ici à 2050. Un certain nombre de pays ont élaboré des plans nationaux d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets, qui font écho avec les politiques et les plans des différentes organisations de santé. 

© Riccardo Lennart Niels Mayer/Getty Images/ Canva Pro.

Les scientifiques et de nombreux responsables du secteur de la santé conviennent que ce dernier peut et doit également se décarboner rapidement. En outre, la crise climatique risque d’augmenter les besoins en soins de santé (consommateurs d’énergie) :

  • La crise climatique, une urgence sanitaire

    La crise climatique est une urgence sanitaire environnementale, avec des incidences directes sur la santé (par exemple, la pollution atmosphérique due aux combustibles fossiles provoque des maladies pulmonaires) et des incidences indirectes dues à l’exacerbation d’autres risques sanitaires (par exemple, des phénomènes météorologiques extrêmes entraînent des problèmes d’eau et d’assainissement et donc des épidémies de maladies d’origine hydrique) et à la vulnérabilité sociale dans son ensemble. (La Banque mondiale prévoit que 100 millions de personnes supplémentaires vivront dans l’extrême pauvreté d’ici à 2030). Au fur et à mesure que la crise climatique s’aggrave, ces incidences sur la santé augmentent significativement, ce qui entraîne une hausse de la demande énergétique dans le secteur de la santé. 

  • Des impacts disproportionnés

    Bon nombre de ces incidences sur la santé tendent à être réparties de manière inéquitable, touchant de manière disproportionnée les personnes déjà en situation précaire, suscitant de nouveaux besoins en matière de santé et exigeant des adaptations dans l’organisation et la nature des services de santé. 

La dégradation de l'environnement due aux activités médicales ne peut plus être moralement compensée par la noble cause de sauver des vies. Le secteur doit faire partie de la solution pour décarboner les activités humaines d'ici à 2050. Si les émissions ne sont pas ramenées au net zéro d'ici là, la science prévient que nous aurons perdu la partie. David Pencheon, professeur à l'université d'Exeter et ancien directeur de la durabilité du National Health Service du Royaume-Uni.

Recherche et enseignement supérieur

En raison de l’augmentation de la mobilité internationale des étudiants, l’énergie et les voyages de l’enseignement supérieur sont devenus une source majeure de gaz à effet de serre, dont la contribution dépasse les émissions annuelles de nombreux pays. 

Les établissements d’enseignement supérieur, en tant qu’organisations engagées dans l’éducation, la recherche et le service communautaire, jouent un rôle crucial pour la promotion de la transition environnementale et climatique. En effet, ils ont pour mission particulière de former les futurs dirigeants et décideurs afin de comprendre et d’apporter des solutions aux grands défis mondiaux tels que l’urgence climatique et la perte de la biodiversité. C’est pourquoi de nombreuses institutions dans le monde intègrent désormais les thèmes de la durabilité dans leur enseignement, leurs activités quotidiennes et leurs fonctions.  

©mentatdgt/Pexels.

Ainsi, à Glasgow, quelques jours avant l’ouverture de la COP26, 1 050 universités de 68 pays se sont engagées à atteindre des émissions de gaz à effet de serre « net zéro » d’ici 2050. Ensemble, ces collèges et universités représentent 10 millions d’étudiants, soit 4,5 % du total mondial. 

Notre vision est celle d’un secteur de l’enseignement supérieur qui a atteint des émissions de gaz à effet de serre « nettes » soutenues par des mesures ambitieuses et crédibles alignées sur l’Accord de Paris, et qui est devenu un leader mondial en matière de sensibilisation et de formation à l’environnement, de transformation des pratiques et de résilience. 

 

Photo de couverture © Fauxels/Pexels.

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